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Toponymie de Gernelle:
| | | Gernelle pourrait venir d'un nom d'homme germain : GERN qui a fait Gérin, Guérin, Garin et du suffixe ELLA (généralement diminutif).
GER(i)N - ELLA ou G(a)RIN - ELLA
On trouve :
GERNELLE - GERNEL et GRINELLA (1306)
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Le Blason de Gernelle
| | | « D'argent à une bande de gueules côtoyée de deux cotices de même et chargée d'une cotice ondée d'argent. Au chef d'azur chargé d'un léopard d'or ». Les explications suivantes sont données concernant l'origine des symboles entrant dans la composition du blason : - La bande de gueules coticée figure dans le blason des SPONTIN, seigneurs de Gernelle (1360).
- La cotice ondée figure dans le blason des VERVOZ, seigneurs de Gernelle (1545), et symbolise le ruisseau « L' Infernal » qui traverse la commune,
- Le chef d'azur, chargé d'un léopard d'or, évoque le blason des DAVERDISSE, seigneurs de Gernelle (1485).
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Principales dates de l'histoire de Gernelle
| | | 870 - Traité de Meersen : Avec Vivier, Gernelle son hameau principal, cesse d’appartenir à la France. Dans ses débuts, Gernelle avec les villages avoisinants appartient au Prieuré de Donchery car ces hameaux furent vraisemblablement construits par les moines de saint Médard. 1260 – Gernelle et Rumel sont situés dans les domaines des Sires d’Orchimont. |
Au XVIII ème siècle
| | | XVIIIème siècle – Dans l’église de Gernelle, on signale des pièces classées de cette époque : statues en bois, maître autel avec retable et tabernacle, bas relief de Saint Roch et de Saint Hubert en bois … 1769 – Traité de Bruxelles entre Marie-Thérèse et Louis XV : Gernelle est cédé à la France. 1779 – Gernelle devient Français. |
Au XIXème siècle
| | | XIXème siècle – Gernelle, une nouvelle église est construite. En 1881, on compte 374 habitants. Une statistique préfectorale datant de premier trimestre 1887 a recensé les métiers et les entreprises implantés dans la Commune : Nombre | Profession | Nombre d’ouvriers | Salaire Hebdomadaire | Durée journalière du travail | 1 | Boulanger | 2 | 5 à 6 Francs | 10 heures | 1 | Maçon | 2 | | 12 heures | 1 | Menuisier | 2 | 4 Francs | 12 heures | 1 | Fabricant de chaussures | 2 | | 10 heures | 1 | Tisserand | 3 | 2 à 3 Francs | 12 heures | 1 | Cloutier (entreprise) | 5 | 3 à 5 Francs | 12 heures | 1 | Ferronnier | 2 | 3 Francs | 12 heures | 2 | Maréchal Ferrant | 3 | 3 Francs | 12 heures |
A cette époque, le pain coûte 0,80 Francs le kilo. Dès 1880, la concurrence des machines à clous et le développement des industries métallurgiques implantées dans les vallées ardennaises (Meuse, Semoy, Vrigne, Goutelle) ont poussé les cloutiers à abandonner leurs enclumes pour travailler dans les usines (fonderies, tréfileries, laminoirs, estampages, emboutissages, boulonneries, …).Le dernier artisan cloutier du village, Emile Charles Godard a cessé son activité en 1883. D’autres se sont momentanément reconvertis dans la contrebande de tabac entre la France et la Belgique. Les lois scolaires promulguées en 1881 et 1882 par Jules FERRY, permirent aux enfants de 6 à 13 ans d’échapper au travail dans les usines et les ateliers. Toutefois, dès la fin de leur scolarité, les enfants trouvaient « une place » dans l’industrie. |
La capture de la Meuse
| | | Originellement, la Vrigne dont vous longez les rives n'existait pas : c'est la Meuse qui occupait cette vallée !
Le fleuve, venant de Sedan passait par les sites de Vrigne-Meuse, Vrigne-aux-Bois et remontait vers le Nord, par les Effonds pour se diriger vers Gespunsart. Là devant les reliefs de Baransart et du Bois de Saint Rémi, elle décrivait un méandre et se dirigeait plein Sud vers la Maison Blanche pour ensuite partir vers l'Ouest, via Neufmanil en direction de Nouzonville où elle confluait avec la Bar.
La Bar, venant du Sud, grossie de la Vence et de la Sormonne, avait un débit important : elle occupait, de son méandre de Vrigne-Meuse jusqu'à Nouzonville, le lit actuel de la Meuse.
Au quaternaire ancien, la Meuse ouvrit une brèche de son lit à celui de la Bar à hauteur de Vrigne-Meuse et se déversa dans le lit de son affluent.
Après que la Meuse eût abandonné son cours principal, la Vrigne, alimentée par la source de la Lutinière et par les cours d'eau du bassin versant, occupa par inversion le lit abandonné par la Meuse et s'écoula dans le sens Nord-Sud pour rejoindre la Meuse actuelle à Vrigne-Meuse.
La Goutelle, qui confluait avec la Meuse à Gespunsart, serpente dans le cours abandonné pour retrouver celle-ci à Nouzonville.
Le ruisseau de Gernelle, l'Infernal, aujourd'hui affluent de la Vrigne est un ancien affluent de la Meuse.
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