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Toponymie de Gernelle:
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Gernelle pourrait venir d'un nom d'homme germain : GERN qui a fait Gérin, Guérin, Garin et du suffixe ELLA (généralement diminutif).

GER(i)N - ELLA ou G(a)RIN - ELLA

On trouve :

GERNELLE - GERNEL et GRINELLA (1306)

Le Blason de Gernelle
 

« D'argent à une bande de gueules côtoyée de deux cotices de même et chargée d'une cotice ondée d'argent. Au chef d'azur chargé d'un léopard d'or ».

Les explications suivantes sont données concernant l'origine des symboles entrant dans la composition du blason :

  • La bande de gueules coticée figure dans le blason des SPONTIN, seigneurs de Gernelle (1360).
  • La cotice ondée figure dans le blason des VERVOZ, seigneurs de Gernelle (1545), et symbolise le ruisseau « L' Infernal » qui traverse la commune,
  • Le chef d'azur, chargé d'un léopard d'or, évoque le blason des DAVERDISSE, seigneurs de Gernelle (1485).

Dates et Faits marquants
 

870 - Traité de Meersen : Avec Vivier, Gernelle son hameau principal, cesse d'appartenir à la France. Dans ses débuts, Gernelle avec les villages avoisinants appartient au Prieuré de Donchery car ces hameaux furent vraisemblablement construits par les moines de saint Médard

1040 - Guy de Châtillon archevêque de Reims cède Vivier, dont Gernelle est un hameau, aux abbés de Saint Vanne de Verdun en compensation du droit de battre monnaie qui leur a été retiré.

1260 - Gernelle et Rumel sont situés dans les domaines des Sires d'Orchimont.

1265 - Baudouin, fils puîné de Baudouin II d'Orchimont est seigneur de Cons la Grandville et de Gernelle.

1306 - Pouillé- « Doyenné de Mézières », Paroisse de Vivier fondée en l'honneur de Saint Julien a comme secours eu la ville de Gernelle l'église fondée en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie. Patron : Abbé de Saint Vanne de Verdun.


Eglise de Gernelle
Eglise de Gernelle
 
Eglise de Gernelle du XIXème siécle.

Dates et Faits marquants (suite ...)
 

1346 - Compte des décimes : Gernelle « De império valor abest », c'est-à-dire : Terre d'Empire, ne doit rien.

1360 - Wenceslas Ier , duc de Luxembourg, Seigneur d'Orchimont céde la seigneurie foncière de Gernelle en engagére à Willaume III dit l'Ardenois, Seigneur de Spontin et de Gédinne. Gernelle est mairie dont relève administrativement Issancourt et Rumel.

1385 - Willaume IV, l'Ardenois hérite des terres de Gernelle qui avec celles de Rumel et Houdremont sont appelées Terres d'Ardenne. Celles-ci seront cédées en dot à sa fille Julienne puis passeront à son mari jean Brant Seigneur d'Aiseau (peut-être fils naturel de Jean III, duc de Lothier et de Brabant). Ce dernier les échange pour d'autres terres à son beau frère : jean de Spontin , seigneur de Gédinne. Jean de Spontin d'humeur belliqueuse, fatigué des incursions des gens de Mézières sur ses terres, réunit ses hommes d'armes et défie la ville de Mézières ! Les terres d' Ardennes sont vendues à Godefroid de Verviers.

1415 - Willaume I de Spontin, frère de Jean, seigneur de Dorinne et d'Achêne rachète les terres de Gernelle, Rumel et houdremont.

1416 - Jean de Spontin accorde une trêve à Mézières (dont le texte est encore conservé de nos jours aux archives de la commune de Namur).

1434 - Willaume II de Spontin, sire de Dorinne, hérite de son père des terres de Gernelle.

1485 - Louise de Spontin, sa fille, les transmet à Jean de Daverdine, son époux.

1545 - Mort de Jean de Vervoz, seigneur de Sclassin, époux d'Adrienne de Daverdine : leur fille Marie de Vervoz est Dame de Sclassin, Gernelle, Rumel et Houdremont.

1581 - Marie de Haultepierre, fille de Jean et Marie de Vervoz, dame de Sclassin, Gernelle, Rumel et Houdremont porte ses terres à son mari Christian de Woestenraedt, châtelain de Soiron. On signale aussi Gilles de Woestenraedt marié à Catherine de Vervoz.

1590 - Mort de Christian I de Woestenraedt.

1617 - Son fils Christian II fait relief des Terres d'Ardenne.

1621 - Mariage de Christian II avec Agnès de Berthotf de Belven.

1623 - Mort de Christian II de Woestenraedt.

1644 - Jean Christian I son fils épouse Marie Marguerite de Cloeth de Hennen

1677 - Jean Christian II de Woerstenraedt est seigneur de Sclassin, Grand-Rechain, Houdremont, Rumel et Gernelle.

1681 - Jean Christian II de Woerstenraedt, par arrêt du Parlement de Metz, rend foi et hommage au Roi de France pour ses terres d'Ardenne.

1685 - Jean Christian relève Gernelle, Rumel et Houdremont (terres d'Ardenne) tenus par lui en engagère.

1741 - Philippe Joseph, baron de Woerstenraedt, Chambellan de la Reine de Hongrie relève Gernelle et Rumel par décès de son oncle Ernest Constantin de Woerstenraedt.

1746 - Philippe, Comte de Woerstenraedt, est condamné à la saisie de ses droits seigneuriaux, de terrages et autres émoluments de la seigneurie de Gernelle. Ceux-ci sont mis en vente à la requête du sieur Wauthier pour récupérer les arrérages d'une vente de 27 setiers d'avoine.

XVIIIème siècle - Dans l'église de Gernelle, on signale des pièces classées de cette époque : statues en bois, maître autel avec retable et tabernacle, bas relief de Saint Roch et de Saint Hubert en bois .

1769 - Traité de Bruxelles entre Marie-Thérèse et Louis XV : Gernelle est cédé à la France.

1770 - Jean Baptiste Scaillet mayeur de Rumel et Jeanne Poncelet son épouse remettent le moulin de Gernelle et Rumel dit moulin d'Alma, et dépendances, à leur fils Jean Baptiste.

1771 - L'abbé et les religieuses de Laval-Dieu cèdent aux habitants de Gernelle leurs droits sur le moulin d'Alma.

1777 - Gernelle : 150 communiants. Seigneur : Duchesse de Mazarin (A cette époque c'est la duchesse d' Aumont épouse d'Honoré de Grimaldi)

1779 - Gernelle devient Français.

XIXème siècle - Gernelle, une nouvelle église est construite. En 1881, on compte 374 habitants. A cette époque, le pain coûte 0,80 Francs le kilo.

Dès 1880, la concurrence des machines à clous et le développement des industries métallurgiques implantées dans les vallées ardennaises (Meuse, Semoy, Vrigne, Goutelle) ont poussé les cloutiers à abandonner leurs enclumes pour travailler dans les usines (fonderies, tréfileries, laminoirs, estampages, emboutissages, boulonneries, .).Le dernier artisan cloutier du village, Emile Charles Godard a cessé son activité en 1883. D'autres se sont momentanément reconvertis dans la contrebande de tabac entre la France et la Belgique. Les lois scolaires promulguées en 1881 et 1882 par Jules FERRY, permirent aux enfants de 6 à 13 ans d'échapper au travail dans les usines et les ateliers. Toutefois, dès la fin de leur scolarité, les enfants trouvaient « une place » dans l'industrie.


La capture de la Meuse
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Originellement, la Vrigne dont vous longez les rives n'existait pas : c'est la Meuse qui occupait cette vallée !

Le fleuve, venant de Sedan passait par les sites de Vrigne-Meuse, Vrigne-aux-Bois et remontait vers le Nord, par les Effonds pour se diriger vers Gespunsart. Là devant les reliefs de Baransart et du Bois de Saint Rémi, elle décrivait un méandre et se dirigeait plein Sud vers la Maison Blanche pour ensuite partir vers l'Ouest, via Neufmanil en direction de Nouzonville où elle confluait avec la Bar.

La Bar, venant du Sud, grossie de la Vence et de la Sormonne, avait un débit important : elle occupait, de son méandre de Vrigne-Meuse jusqu'à Nouzonville, le lit actuel de la Meuse.

Au quaternaire ancien, la Meuse ouvrit une brèche de son lit à celui de la Bar à hauteur de Vrigne-Meuse et se déversa dans le lit de son affluent.

Après que la Meuse eût abandonné son cours principal, la Vrigne, alimentée par la source de la Lutinière et par les cours d'eau du bassin versant, occupa par inversion le lit abandonné par la Meuse et s'écoula dans le sens Nord-Sud pour rejoindre la Meuse actuelle à Vrigne-Meuse.

La Goutelle, qui confluait avec la Meuse à Gespunsart, serpente dans le cours abandonné pour retrouver celle-ci à Nouzonville.

Le ruisseau de Gernelle, l'Infernal, aujourd'hui affluent de la Vrigne est un ancien affluent de la Meuse.