1346 - Compte des décimes : Gernelle « De império valor abest », c'est-à-dire : Terre d'Empire, ne doit rien.
1360 - Wenceslas Ier , duc de Luxembourg, Seigneur d'Orchimont céde la seigneurie foncière de Gernelle en engagére à Willaume III dit l'Ardenois, Seigneur de Spontin et de Gédinne. Gernelle est mairie dont relève administrativement Issancourt et Rumel.
1385 - Willaume IV, l'Ardenois hérite des terres de Gernelle qui avec celles de Rumel et Houdremont sont appelées Terres d'Ardenne. Celles-ci seront cédées en dot à sa fille Julienne puis passeront à son mari jean Brant Seigneur d'Aiseau (peut-être fils naturel de Jean III, duc de Lothier et de Brabant). Ce dernier les échange pour d'autres terres à son beau frère : jean de Spontin , seigneur de Gédinne. Jean de Spontin d'humeur belliqueuse, fatigué des incursions des gens de Mézières sur ses terres, réunit ses hommes d'armes et défie la ville de Mézières ! Les terres d' Ardennes sont vendues à Godefroid de Verviers.
1415 - Willaume I de Spontin, frère de Jean, seigneur de Dorinne et d'Achêne rachète les terres de Gernelle, Rumel et houdremont.
1416 - Jean de Spontin accorde une trêve à Mézières (dont le texte est encore conservé de nos jours aux archives de la commune de Namur).
1434 - Willaume II de Spontin, sire de Dorinne, hérite de son père des terres de Gernelle.
1485 - Louise de Spontin, sa fille, les transmet à Jean de Daverdine, son époux.
1545 - Mort de Jean de Vervoz, seigneur de Sclassin, époux d'Adrienne de Daverdine : leur fille Marie de Vervoz est Dame de Sclassin, Gernelle, Rumel et Houdremont.
1581 - Marie de Haultepierre, fille de Jean et Marie de Vervoz, dame de Sclassin, Gernelle, Rumel et Houdremont porte ses terres à son mari Christian de Woestenraedt, châtelain de Soiron. On signale aussi Gilles de Woestenraedt marié à Catherine de Vervoz.
1590 - Mort de Christian I de Woestenraedt.
1617 - Son fils Christian II fait relief des Terres d'Ardenne.
1621 - Mariage de Christian II avec Agnès de Berthotf de Belven.
1623 - Mort de Christian II de Woestenraedt.
1644 - Jean Christian I son fils épouse Marie Marguerite de Cloeth de Hennen
1677 - Jean Christian II de Woerstenraedt est seigneur de Sclassin, Grand-Rechain, Houdremont, Rumel et Gernelle.
1681 - Jean Christian II de Woerstenraedt, par arrêt du Parlement de Metz, rend foi et hommage au Roi de France pour ses terres d'Ardenne.
1685 - Jean Christian relève Gernelle, Rumel et Houdremont (terres d'Ardenne) tenus par lui en engagère.
1741 - Philippe Joseph, baron de Woerstenraedt, Chambellan de la Reine de Hongrie relève Gernelle et Rumel par décès de son oncle Ernest Constantin de Woerstenraedt.
1746 - Philippe, Comte de Woerstenraedt, est condamné à la saisie de ses droits seigneuriaux, de terrages et autres émoluments de la seigneurie de Gernelle. Ceux-ci sont mis en vente à la requête du sieur Wauthier pour récupérer les arrérages d'une vente de 27 setiers d'avoine.
XVIIIème siècle - Dans l'église de Gernelle, on signale des pièces classées de cette époque : statues en bois, maître autel avec retable et tabernacle, bas relief de Saint Roch et de Saint Hubert en bois .
1769 - Traité de Bruxelles entre Marie-Thérèse et Louis XV : Gernelle est cédé à la France.
1770 - Jean Baptiste Scaillet mayeur de Rumel et Jeanne Poncelet son épouse remettent le moulin de Gernelle et Rumel dit moulin d'Alma, et dépendances, à leur fils Jean Baptiste.
1771 - L'abbé et les religieuses de Laval-Dieu cèdent aux habitants de Gernelle leurs droits sur le moulin d'Alma.
1777 - Gernelle : 150 communiants. Seigneur : Duchesse de Mazarin (A cette époque c'est la duchesse d' Aumont épouse d'Honoré de Grimaldi)
1779 - Gernelle devient Français.
XIXème siècle - Gernelle, une nouvelle église est construite. En 1881, on compte 374 habitants. A cette époque, le pain coûte 0,80 Francs le kilo.
Dès 1880, la concurrence des machines à clous et le développement des industries métallurgiques implantées dans les vallées ardennaises (Meuse, Semoy, Vrigne, Goutelle) ont poussé les cloutiers à abandonner leurs enclumes pour travailler dans les usines (fonderies, tréfileries, laminoirs, estampages, emboutissages, boulonneries, .).Le dernier artisan cloutier du village, Emile Charles Godard a cessé son activité en 1883. D'autres se sont momentanément reconvertis dans la contrebande de tabac entre la France et la Belgique. Les lois scolaires promulguées en 1881 et 1882 par Jules FERRY, permirent aux enfants de 6 à 13 ans d'échapper au travail dans les usines et les ateliers. Toutefois, dès la fin de leur scolarité, les enfants trouvaient « une place » dans l'industrie.