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La chapelle de Sainte Barbe
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Cette chapelle, appuyée au mur est du cimetière fut construite vers 1871. Monsieur Robert Noël relate le récit que fit Ovide Cordier (Maire de Gernelle de 1920 à 1925) né en 1884, d'après les dires de son père né en 1843.

 « Monsieur Cassicourt était, en 1870, officier dans une unité de l'Armée Française encerclée à Sedan. Il échappa aux balles prussiennes et à la captivité et il eut le bonheur de retrouver son épouse, sa mère et ses sept enfants qui s'étaient réfugiés à Membre en Belgique. Il avait fait voeu que s'il retrouvait sa famille, il ferait bâtir une chapelle en l'honneur de Sainte Barbe. Cette chapelle fut donc édifiée pour abriter la statue de Sainte Barbe, encadrée par Saint Roch et Saint Hubert. »

Les statues sont dressées sur un autel décoré de bas reliefs provenant de l'église du village.


La dévotion de Sainte Barbe
 

En 1640, selon Monsieur Noël, l'Eglise primitive contenait un reliquaire abritant un os du bras de la Sainte. Cette relique aurait disparu entre 1640 et 1697.

Notons que l'église actuelle aurait été construite entre 1659 et 1680 . Sainte Barbe était fêtée le 4 décembre. Elle était la patronne des pompiers, des mineurs, des artificiers, des artilleurs, des carriers, des cloutiers : de tous les métiers exposés au feu ou utilisant des explosifs.

A Gernelle, elle fut aussi la patronne des cultivateurs qui honoraient Saint Eloi le 1er décembre, puis se joignirent aux cloutiers pour une fête commune. On l'invoquait pour se protéger de la foudre et de la mort subite.


La vie de Sainte Barbe
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Elle serait née vers 235 en Asie Mineure. Très jeune, elle se tourna vers le Christianisme et refusa tout mariage.

Pour la soustraire à la religion chrétienne, son père l'enferma dans une tour éclairée par deux fenêtres. Profitant de l'absence de ce dernier, elle fit percer une troisième fenêtre pour symboliser sa foi en la Sainte Trinité (D'où l'iconographie de Sainte Barbe représentée avec une tour). Son père furieux la fit à nouveau enfermer dans la tour et la traita en esclave. Il la présenta ensuite au tribunal du juge Marcien et demanda les châtiments que les Romains avaient appliqué contre les Chrétiens.

Barbe subit une horrible flagellation. Jésus lui apparut au cours de la nuit et la guérit de toutes ses plaies. Le lendemain, le juge commanda au bourreau de lui déchirer les flancs avec des peignes de fer, de brûler les plaies avec des torches ardentes, puis de la frapper sur la tête à grands coups de marteau. Comme Barbe priait toujours, les yeux levés vers le Ciel, on lui mutila les seins. Puis Marcien ordonna de lui ôter ses vêtements et de la chasser, nue, à coups de fouet, dans les rues de la ville. La Sainte s'adressa à Dieu et un ange vint la couvrir d'un voile lumineux. Finalement, le juge la condamna à être décapitée. Son père, pour assouvir sa rage, demande à être l'exécuteur de la sentence. Le 4 décembre, il emmena sa fille au sommet d'une montagne et lui trancha la tête. Au retour, alors qu'il se rendait à la Cour, il fut frappé par la foudre qui mit son corps en cendres.

La vie de sainte Barbe faisant appel à des sources légendaires, le prénom a disparu du calendrier depuis 1970 par décision de l'Eglise. Le 4 décembre est maintenant jour de Sainte Barbara.